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Jimaben Al Hasser dit Fistamboul
Guild
Bélier
Guild Title
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Political Title
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Religion
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Origin Story

Jimaben Al Hasser – La Lance du Bélier

Dans les ports brûlants du sud, là où le sable boit le sang et les épices cachent la misère, naquit Jimaben Al Hasser, fils d’aucun nom connu, enfant des vents et des vagues. Il grandit entre les voiles effilochées de navires marchands et les cris rauques des capitaines pirates, apprenant à survivre avec la souplesse d’un serpent et la fierté d’un faucon. Les siens disaient qu’il avait le désert dans le sang — sec, tranchant et insaisissable.

Recruté contre toute attente par la Compagnie du Bélier, corsaires au service de l’Empire, Jimaben était un étranger, un homme des confins que l’on regardait avec méfiance. Mais il ne tarda pas à faire taire les rires et les doutes. Sa lance dansait. Son bouclier chantait. Son pas effaçait l'air. Sa méthode était atypique : léger, rapide, presque aérien, il frappait là où on ne l’attendait pas, avec une précision chirurgicale et une fureur silencieuse.

Jimaben ne portait pas les armures rigides des officiers impériaux. Il préférait ses tuniques flottantes, ses cuirs souples, ses teintes bordeaux et sable qui se fondaient dans les marchés et les dunes. À son bras, un petit bouclier rond, fixé au poignet, devenait prolongement de sa volonté, capable de détourner lames et regards.

Loin des coutumes impériales, il ne prêtait pas serment, il honorait sa propre parole. On disait qu’il priait les dieux oubliés du vent et du feu, qu’il parlait à sa lance comme à une amante. Il ne cherchait ni gloire, ni or. Il cherchait à comprendre ce monde qui l’avait rejeté puis embrassé, à sa manière tordue.

Aujourd’hui, ceux qui ont combattu à ses côtés l’appellent “Fistamboul”, d’autres le surnomment “L’Étranger”. Peu savent ce qu’il cherche. Tous savent qu’il ne faut pas lui tourner le dos.