The Archives of Brax
Guild
Traqueurs
Guild Title
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Political Title
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Religion
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Residence
Kadar - Lieu arcanique

Origin Story

Krokia Mathy

Krokia est née dans la ville de Kievala dans la contrée d’Ukrainrien, un lieu où la lettre K est très utilisée et fondamentale pour nommer et relier tout ce qui existe. Son nom, Krokia, lui a été donné en l’honneur de la déesse Kroka, fille de Mokosh déesse de la terre et de la fertilité tout comme le sont ses sœurs Gaia et de la déesse nordique Frigg et bien entendu de la déesse Hygie la guérisseuse. Dès sa naissance on pressentait que Krokia était investie de forces mystiques et d’une sagesse ancienne. Personne ne restait indifférent à sa présence et depuis son tout jeune âge, elle chuchote à l’oreille des héros et des fondateurs, des empereurs et des rois pour les accompagner vers leur destin.

Pour Krokia, qui est passée maître dans l’art de l’herboristerie, de l’alchimie et des soins de toute sorte, la science repose, bien entendu, sur les connaissances acquises auprès des maîtres, mais, par-dessus tout, sur l’expérience. C’est là où la magie et la fourberie côtoient la fidélité et l’honneur et où la justice règne sous des formes inattendues, voire incongrues. Sorcellerie ! diront certains ignorants, grands art et érudition, diront d’autres, car au-delà de la connaissance des plantes et de l’alchimie, Krokia détient la connaissance du corps et de l’esprit des humains qui s’exprime dans toute sa singularité. Elle pénètre en profondeur au cœur des hommes, des femmes et des enfants pour activer les forces inconnues du commun des mortels. Son pouvoir de guérir les âmes et les corps, elle le puise dans les forces de la nature, mais surtout dans son héritage ancestral auprès de la déesse Hygie.  

À Kievala, Krokia qui avait eu plusieurs maris sans jamais enfanter, avait pris sous sa protection des enfants sans famille dont les parents avaient péri par la maladie ou le combat. On la surnommait Krokia Mathy, (la mère). En l’an 994 de l’ère bicolonienne, toute la région de l’Ukrainrien fut envahie par des croyants extrémistes religieux, qui, comme dans bien d’autres pays, chassaient et brulaient les sorcières ou toute femme qui accomplissaient des choses que ces ignorants ne pouvaient expliquer. Enfin, toute personne qui pratiquait la guérison par les plantes ou grâce à des dons spirituels était considérée comme pratiquant la sorcellerie. Ces hommes, extrémistes, ne croyaient qu’en un seul Dieu, « leur » Dieu, et c’était lui qui détenait et leur garantissait leur pouvoir. Voilà en bref dans quel contexte, Krokia, considérée comme une puissante sorcière a dû fuir la région. Pour sauver sa vie, elle s’est enfuie vers l’ouest, brisée par la douleur de la perte de ses enfants, qui avaient été enlevés et peut-être torturés et tués. Chaque nuit elle pleurait ses fils perdus, mais elle devait pourtant réinventer sa vie.

Krokia voyageait de nuit pour ne pas être repéré. Elle allait vers l’ouest, bien entendu, et pour s'orienter, elle suivait les étoiles dans le ciel. Cette science des astres, elle l’avait enseigné à ses fils, mais bien souvent ceux-ci mettaient son savoir en doute et des discussions anodines sur la position des étoiles finissaient par des prises de bec corsées et même chaotiques. Après son départ, en l’an 994 de l’ère bicolinenne, elle arriva dans une contrée nommée Arkadia. Le jour de son arrivée, elle fit la rencontre de Baltazar, un marchand prospère qui lui offrit le gîte dans une des maisons du village. Krokia eu tôt fait de se remettre à la pratique de son art de la guérison et à prodiguer des soins physiques et spirituels afin de mettre à profit son savoir, la seule richesse qui lui restait et qu’elle avait emportée dans sa fuite. Mais, Baltazar se gardait bien de fréquenter ouvertement Krokia dont la réputation de sorcière ne tarda pas à s’établir alors qu’elle guérissait les bobos et intervenait dans les différents problèmes de tout un chacun.

Krokia n’avait de cesse de fabriquer des potions et des cataplasmes à partir des ressources naturelles environnantes. Chaque jour elle se promenait dans les bois pour cueillir des plantes. Mais Baltazar gardait un œil bienveillant sur cette femme qui aurait bien pu être sa mère, pensait-il dans son for intérieur. Puis, un bon jour, alors que Krokia marchait dans la forêt pour faire la cueillette de plantes, insectes et minéraux divers, elle fut violemment interpellée par une voix hargneuse. Qui va là ? Vous êtes sur mon territoire n’approchez pas ! Un jeune homme visiblement prêt au combat, à peine vêtu d’un caleçon, brandissant son épée et se dressait devant elle. Mais, Baltazar qui arrivait derrière lui en trombe prêt à se jeter dans la mêlée s’écria : « c’est Krokia ! Pas de soucis, je la considère comme ma mère, et pour ça je la maudis autant que je l'aime ! » Krokia venait de faire la rencontre de Rathan, dit le Prince des prairies. Il l’invita chaleureusement à son campement et Baltazar lui dit en riant, « ne t’inquiète pas, elle est digne de confiance, enfin, on va dire ça comme ça ! » poursuivit Baltazar en éclatant de rire.

Rathan était un prince (déchu ou illégitime), personne n’était au courant de ses origines et son titre n’avait jamais été officialisé. Il était le fils du roi Athor, jadis roi aimé et vénéré d’Arkadia. Cette filiation, comme dans bien des histoires connues, était restée secrète. Sombre Lame et ses vassaux s’étaient emparés du pouvoir et refusaient de reconnaître la légitimité de Rathan comme étant fils du roi Athor et successeur du royaume.

Krokia qui s’installait et reconstruisait ses repères dans cette nouvelle contrée eu tôt fait d’envelopper de son affection maternelle Rathan et Baltazar. À cette famille reconstituée et rapiécée finit par s’ajouter des membres on ne peut plus colorés, Milambert dit le beau qui possédait une force herculéenne, en plus de son succès aussi surprenant qu’inexplicable auprès des femmes, et Laofu, un étrange personnage aux yeux bridés qui savait manier le couteau silencieux mieux que personne. Dans sa grande bonté maternelle, Krokia, nommée l’ensorcièreuse, organisait des sorties familiales dans le but de collecter les plantes dont elle avait besoin pour concocter ses médicaments, et pour s’emparer « bien respectueusement » des richesses dont regorgeaient le territoire et leurs habitants. Elle concoctait des plans, des plans A et des plans B. Les plans B sont ceux qui fonctionnaient le mieux dans ces contrées étant donné l’imprévisibilité qui survient la plupart du temps lors de la mise en œuvre des plans A. Parfois, des guerriers valeureux comme Daos et Édher s’arrêtaient au passage pour partager le gîte. Ils adoraient participer aux diverses activités familiales qui, soit dit en passant, excellaient la nuit tombée.

La vie était joyeuse jusqu’au jour où arriva une caravane de gitans avec à sa tête Tom Le Renard, personnage aux allures efféminées à la manière et aux allures du fameux Pirate des Caraïbes, une bien pâle imitation, il va sans dire. D’ailleurs, parlant d’imitation, Tom Le Renard et ses acolytes devinrent rapidement la marionnette de Sombrelame, ce personnage envieux sans colonne vertébrale qui, par la manipulation de ses hôtes, ne laissait aucun répit à la famille de Krokia. Il représentait le pouvoir de l’usurpateur et comme cela se passe fréquemment dans les scénarios prévisibles qui date de cette époque, le tirant n’avait de cesse d’adapter les règles du jeu à son avantage. Au bout d’une saison ou deux, comme le plaisir venait à manquer, Rathan qui avait l’habitude d’explorer de nouveaux territoires proposa à Baltazar et à Krokia ainsi qu’à Milambert de s’installer sur une terre nommée Bicolline. C’était en l’an 1002 de l’ère bicolinnienne. Rathan y avait installé un petit groupe de combattants, une élite libre, pour ne pas dire chaotique, nommée les Traqueurs. Ils y vivaient sous l’œil bienveillant d’une famille dont la noblesse était plus une évidence qu’un titre, le Fhain. Bref en l’an 1002 de l’ère bicolonienne Krokia et Baltazar se joignirent à Rathan pour s’installer définitivement sur les terres de Bicolline.  

Avertissement : Ceci est ma version de l’histoire, je ne prétends pas que ce soit la vérité absolue, mais dites-vous bien une chose, elle ne peut être complètement fausse puisque j’y étais et j'en suis témoin.

De sorcière à alchimiste

Au début, nous dormions dans une tente en face du Kronog, un bâtiment qui a la particularité d’être rond, contrairement aux habitations de la région. Cette tente où nous dormions abritait les invités du Fhain, une guilde de gens des plus honorables qui nous offraient le gîte en échange d’une loyauté au combat et d’une amitié sans faille. En tant que sorcière, Krokia avait été présentée à Élof reconnue comme sorcière bienveillante de la guilde du Fhain. Malgré une amitié grandissante entre les deux femmes, c’est plutôt l’érudition d’Althus l’alchimiste du Fhain qui la fascinait. L'année suivante en l’an 1003, Krokia devient apprentie alchimiste d’Althus, qui n’avait pas encore atteint son statut de vénérable, soit dit en passant.  

Krokia, qu’on surnommait la mère Traqueur, passa de Krokia la sorcière à Krokia l’alchimiste. C’est en l’an 1005, après nombreuses confrontations théoriques et philosophiques avec son maître, Althus, qu’elle devint à son tour maître alchimiste. En l’an 1007, elle organise la première réunion des alchimistes de Bicolline, d’où naîtra le Cercle Ouroboros, encore représentatif d’un certain nombre d’alchimistes jusqu’à aujourd’hui. Ont participé à cette rencontre historique Aube, Jonas et quelques nouveaux apprentis dont j’ai oublié les noms. C’est cette année-là que Krokia fit la connaissance de Candide, un autre apprenti d’Althus dont on ne connaissait pas l’existence étant donné l’allégeance autant secrète qu’obscure du personnage. Mais l’alchimie est universelle et comme le grand maître nous l’a appris, la connaissance se transmet et se discute, mais la culture est indiscutable et doit être respectée ou à tout le moins, tolérée.

Rathan tenait déjà bien en main les rênes du développement économique pour sa famille, les Traqueurs. Pour les besoins géopolitiques, Krokia s’est domicilié en Argane pendant quelques années. Une fois la construction de son laboratoire terminé en Darganof, elle eut tôt fait de s’y installer. Mais du sang royal coulait dans les veines de Rathan, fils d’Athor, un roi assassiné pour les terres d’Arkadia. Il aspirait à étendre son domaine et redoublait les négociations géopolitiques chaque année. Krokia, Baltazar et Rathan avaient en eux une fibre pour la négociation et la géopolitique. Pendant un temps, il y a eu une division des tâches, Krokia recrutait des habitants, Balthazar gérait les coffres et Rathan supervisait l’ensemble des opérations stratégiques. Milambert, quant à lui, il était là, fort et incontestablement fidèle à la famille. Il était de toutes les batailles et contribuait au coffre de toute son âme, tout comme Edher, ancien membre du Fhain qui partageait avec Rathan les glorieuses victoires des combats d’archers et de fines lames. L’histoire de Rathan dont les affiliations et les négociations ont mené à la construction d’un royaume se poursuivit sans relâche pendant les 10 années qui ont suivi la construction du royaume des Terres du Sud. Un tel récit mérite à lui seul ses propres écrits.

L’histoire de Krokia s’inscrit de près dans l’histoire des Traqueurs et dans celle de la naissance du Royaume des Terres du Sud auprès de celui qu’on nomme désormais le roi Rathan. Mais la maîtresse alchimiste autrefois sorcière a toujours poursuivi ses recherches jusqu’à aujourd’hui sans pour autant qu’on lui reconnaisse son statut. Pour comprendre, il faut écrire l’histoire de l’alchimie de Bicolline. C’est une autre histoire qui est en rédaction.

 

Aujourd’hui.

Au fil des décennies, Bicolline a connu des réorganisations de ses lois, de ses règles et de ses valeurs. Par défaut, tout le monde le sait (ou devrait le savoir) les alchimistes connaissent l’herboristerie. Dernièrement, en 1023 et 1024, un personnage hors du commun s’est installé au village de Bicolline, le Père Durabeau. L’homme au nez… comment dire, surdimensionné, vient visiblement d’un autre monde. Mais bien qu’il maîtrise outre mesure la connaissance des plantes, herbes et champignons, minéraux et bestioles de la forêt, l’homme, une sorte de maître de l’herboristerie, ne sait ni lire ni écrire. Pour cette raison, il s’est lié d’amitié avec Krokia qui s’est trouvé obnubilé par son savoir-faire. Le personnage hors norme, bien qu’il soit un puits de connaissance, est aussi une grande source d’irritation. C’est un rustre ! Bien que Krokia l’affectionne, elle n’en est pas moins irritée par son comportement dont les commentaires frôlent souvent l’insulte. Ce qui donne lieu à des échanges très colorés entre Krokia et Père Durabeau.

Étrangement, quand Krokia entre dans la boutique de Durabeau, elle perd la notion du temps l’endroit devient l’envers de son identité, elle se fait appeler Aikork. 

Évènements factuels

2002 Arrive à Bicolline

2003 Apprentie alchimiste Althus

2005 Maître alchimiste (l’alchimie n’existe pas en virtuel)

Pertes successives du grimoire avec les refontes du jeu

2007 L’alchimie entre dans le virtuel Krokia fonde un cercle d’alchimie et organise des réunions de réflexion pour l’intégration de l’alchimie au jeu virtuel.

2008 Karel de la Coq Rouge devient l’apprenti de Krokia

2008 Perte du grimoire avec la refonte du jeu (Alchimie devient virtuelle)

2015 Refonte : perte du grimoire avec la refonte du jeu

2023 Récupère son grimoire avec une très lourde perte, et très peu de compétence lui sont reconnues malgré son érudition et son âge en années bicoliniennes. Mais… il semble qu’elle ait cessé d’exister dans la liste des alchimistes malgré ses présences terrains (bizarre !)

             Fonde une nouvelle branche de l’alchimie hors géopolitique, l’alchimie Althuséenne

             Apprentis : Kayla Thistle Milles Visages (géopolitique) et Cathy Ingram Lys Noir ainsi que François Grobois des Naingénieurs

2024  Donne son appui au père Durabeau pour l’herboristerie

2025 À suivre…

 

 

 

 

 

 

 

Spells (Occult)

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3 May 2026, 4:32 a.m. modified Spells: added Apprentissage rapide, Poison de lame; removed Apprentissage Rapide, Poison de Lame