Zabetha Twill
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- Culte de Daolok
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- Immortalis
Origin Story
____________Les Origines de Zabetha Twill - Avant Daolok (Av. D.)___________ - J’aimerais vous dire que toutes les Succubes ont les mêmes émotions, les mêmes ambitions et le même dessein inévitable, mais ce serait faux. Lorsque l’on naît ou que l’on devient Succube, les forces infernales tentent sans cesse de s’emparer de notre avenir et de le sceller à jamais, sans quoi, notre annihilation est la seule réponse au non service de leurs volontés. On nous enlève accès à tout ce que nous avons vécu, tout ce qui était nous et on nous réduit à servir sans avoir aucune voix. Sans avenir prometteur, c’est plutôt une éternelle tourmente qui attend les créatures charnelles et du chaos que nous sommes. À moins que vous trouviez, aventureusement, votre propre échappatoire… J’aimerais vous dire que ce fut plus facile pour moi et que mes origines m’ont gâté, mais c’est plutôt de trouver mon véritable Maître, Daolok, qui m’a sauvé de mon inéluctable destin !
__________________________________________________________________________________________ Zabetha naquit dans les brumes pourpres du plan démoniaque d’Errdegahr, là où les flammes ne brûlent pas les corps, mais bien les âmes. Un plan composé de démons cornus, plus sournois les uns que les autres. Cette civilisation est basée sur la perversion et la traite actives des âmes. Une productivité assurée par la multiplication de leur serviteur et une suprématie démonique infaillible. S’y empilent par milliers les pactes, les alliances démoniaques, les contrats d’âme et les faux espoirs. Zabetha est fille de Xénira Twill, Succube au charme cruel et à la dévotion absolue pour le démon Aesma, mais son géniteur n’est qu’un simple Tiefling originaire du plan du Mundus ayant fait promesse aux volontés infernales d’Aesma en échange de faveurs égoïstes. Bien que servant la procréation, les Succubes étaient toujours encouragées à procréer à l’intérieur du plan d’Errdegahr afin qu’aucune aberration ne survienne. La conception de Zabetha dans le Mundus n’était donc qu’une expérience de fertilité impure causée par la tentation malsaine de Xénira pour le plan des mortels. Dès son premier souffle, les flammes infernales reculèrent, elle fut donc considérée comme une anomalie parmi les siens, car là où ses sœurs d’apprentissage démonique étaient façonnées pour séduire, manipuler et offrir leurs proies à Aesma, Zabetha portait en elle quelque chose d’interdit : une âme entière liée à sa chair et inaccessible aux démons d’Errdegahr. Son âme, bloquée par les origines demi-infernales/demi-mortelles de son géniteur, devint une perte, une honte et une absence d’obligation de servitude que nul rituel ne put délier. Bien qu’Aesma prône la débauche, la luxure et la perversion, il veillait aussi à la destruction des unions légitimes et des amours précieux. Certes, il reconnaissait la tentation et le désire de procréation manifesté par Xénira dans son contrat de corruption du Mundus, mais l’âme errante qu’elle avait engendrée représentait une inutilité et une désolation pour les dévoués Incubes et Succubes du plan. Xénira avait cru pouvoir avoir engendré une arme parfaite pouvant circuler plus librement entre les plans et augmenter la cueillette d’âme. Mais Zabetha avait plutôt récolté l’interdiction de faire usage de sa magie innée, son corps ne pouvant faire office de réceptacle actif pour Aesma. Son âme était ancrée et scellée en elle comme une braise indomptable pouvant devenir un jour sa condamnation. Aux yeux d’Aesma, une demi-Succube incapable d’offrir son âme et celles qu’elle corrompt n’avait que peu de valeur. Même pour Torneth, son Incube de proximité, elle était devenue cette impureté, presque insulte à leur nature. Trop Succube pour être humaine, mais trop humaine pour être Succube. Rejetée, observée avec mépris et suspicions, Zabetha grandit dans l’ombre des palais de chair et des trônes d’obsidienne, consciente que son existence même défiait l’ordre cruel de son plan natal. Mais dans ce rejet naquit une question dangereuse, une pensée que les démons redoutent plus que les armes sacrées : Si son âme lui appartenait…que pourrait-elle en faire ? Pour assurer sa dévotion et son obéissance, Aesma avait tenté lui-même de marquer l’âme résistante en enfonçant ses griffes invisibles dans l’essence de Zabetha pour la revendiquer, mais quelque chose lui résista et le mordit en retour. Sa tentative laissa des cicatrices qui ne saignent pas, des fissures noires courant sous la peau d’Aesma comme des veines de jais. Il ne pardonna pas cet affront. Il ne pouvait s’emparer de son âme, il ne pouvait la marquer, et ce qu’un démon ne peut posséder il le méprise. Les autres succubes furent conditionnées à la déplorer. Elles qui se nourrissaient des désirs, qui vidaient les mortels de leur volonté, voyaient en Zabetha une tare, une créature instable. Pour les Incubes, elle était cette demi-chose, trop attachée à elle-même et trop difficile à plier. Alors ils allaient la briser autrement. Aesma rencontra donc Xénira et l’avisa qu’il n’accorderait que 300 ans de sursis à son abominable progéniture. Pendant 300 ans elle devrait souffrir plus que les autres, après quoi, elle devrait mourir comme il se doit pour rejoindre les Bassins de Sang. Son énergie serait reformée et remodelée en de nouvelles entités utiles au plan. Dans son tourment, on l’envoya séduire des proies qu’elle n’était pas encore prête à dévorer. On la força à assister aux supplices de ceux qu’elle avait charmés et on la battit, chaque fois, lorsque ses victimes mouraient sans que leur âme puisse être offerte convenablement. Chaque échec était une preuve de sa « faiblesse ». Et sa mère, Xénira, chaque fois détournait le regard. Zabetha apprit à sourire avec du sang sur les lèvres, à séduire sans se perdre et à tuer sans céder ce qu’on exigeait d’elle. Les journées étaient interminables, sans saveur et presque identiques. Elle était prisonnière d’un plan qui la haïssait et d’une humanité qu’elle n’avait jamais demandée. Et quelque part, dans l’obscurité de son regard, grandit tranquillement une colère plus dangereuse que la luxure ou la cruauté. Car si un démon rejeté peut devenir un monstre, une créature qui possédait encore son âme pouvait choisir de brûler le monde entier. À l’aube de ses 300 ans, sa mère la rencontra en catimini à sa demande, car une vérité la rongeait. Si Aesma ne pouvait lui arracher son âme, Zabetha pouvait-elle trouver un moyen de s’en débarrasser ? Xénira déchirée par le sombre destin qui attendait sa fille et son désir de l’en sauver lui révéla son impasse. Alarmé par le peu de temps qui lui restait avant son exécution et par le secret déplorable que sa mère avait dû tenir, Zabetha sombra dans la folie et la panique. Elle supplia sa génitrice de trouver un rituel interdit lui permettant de quitter le plan afin de pouvoir trouver une façon de délier son âme pour enfin l’offrir à Aesma. Surprise par l’insistance de sa descendance à accomplir sa réelle destinée, elle outrepassa ses droits et fit quérir les sœurs d’apprentissage démonique de Zabetha (Nymeth, Shirri, Kyltia et Ororiss) afin qu’elles puissent fusionner leurs énergies chaotiques à celle de Xénira pour permettre l’ouverture d’un portail unidirectionnel vers le Mundus. Une fois libérée du fléau causé par son géniteur, Zabetha devrait trouver seule le moyen de réintégrer Errdegahr avec son âme en poche. Avant de franchir le portail ainsi créé à l’insu d’Aesma, le dernier regarde de Zabetha se porta vers Xénira. Un regarde de reconnaissance, de redevance, de libération, mais aussi de colère et de désapprobation face aux trois siècles de torture et d’injustice qu’elle avait subie injustement. Son âme immonde lui appartenant, elle savait qu’elle aurait maintenant le libre arbitre de choisir son destin. Allait-elle un jour pouvoir se départir de son fardeau ? Que lui réservait le Mundus, cet endroit où elle ne connaissait pas l’impact de ses pouvoirs ? Voudrait-elle et pourrait-elle retourner à Errdegahr ? Le chaos guidaint ses pas vers l’inconnu le plus total.
___Les Origines de Zabetha Twill - Initiée du Culte de Daolok (1022 à 1024)__ __ Tandis qu’elle franchissait le portail provenant d’Errdegahr vers le Mundus, Zabetha sentit ses pouvoirs s’estomper graduellement. Ce fut tout d’abord le feu et la force dans ses mains qui s’évanouirent sous son regard effrayé, puis elle sentit ses ailes s’arracher de son dos tandis qu’elle hurlait de douleur. La chaleur ardente qui normalement émanait de ses lèvres surnaturelles se refroidis pour ne laisser qu’un léger goût de souffre amer et déroutant pour la jeune Succube. Elle sentit son corps faiblir, l’air se refroidir autour d’elle, et puis, plus rien… Ce fut les cris stridents de jeunes enfants affolés et la clarté des journées chaudes du Mundus qui constituèrent l’accueil chaotique de Zabetha dans ce nouveau plan inconnu. Malgré la chaleur du climat, fort était de constater que son corps ressentait pour la première fois ce qu’était le froid. Les plans du bas monde n’étant que brasier sans fin, Zabetha se retrouvait maintenant à moitié nue dans une ruelle inconnue, sans repère et sans ressource. Tentant de restée dans l’ombre des mortels, elle s’empara de bouts de tissus et d’une paire de veilles bottes laissées sans surveillance et se drapa le mieux que possible afin de pouvoir faire ses premiers pas sur ce plan beaucoup trop coloré à son goût. Zabetha était désorientée et méfiante, mais rassurée que ses cornes aient fait tout le chemin avec elle. Tandis qu’elle vagabondait à son rythme, elle sentait se poser sur elle des regards désapprobateurs et de frayeur de la part d’homme en armure, de femmes en tuniques longues et d’enfants immatures et insouciants. Mais la Succube s’en moquait, car elle avait subi bien pire dans son plan d’origine. À quelques reprises elle croisa d’autres créatures cornues, mais choisie de les éviter de peur qu’il ne s’agisse de suivants d’Aesma venu pour la ramener trop tôt à Errdegahr. Tandis qu’elle déambulait sur ces nouvelles terres, sinuant les ruelles de la Haute-ville, elle tentait de se persuader qu’elle trouverait ici une façon de se débarrasser de cette partie d’elle qui la rendait immonde, cette âme qui avait détruit sa vie. Les multiples chemins trop occupés dérangèrent rapidement la jeune Succube qui était habituée aux sombres vallées gorgées de fumée et de lamentations. Elle passa devant tant de bâtiment les plus inusités les uns que les autres avant de poursuivre sa route en silence, le regard lourd. Les recoins les moins achalandés étaient source de sécurité, mais elle ne pouvait faire confiance en personne. Elle s’arrêta donc pour s’abreuver à une source et croisa du regard une procession vêtue de rouge et de noir dont certaines femmes portaient fièrement un panache semblable au sien. Curieuse, elle les suivit du regard jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent devant ce qui semblait un lieu de culte, un temple ou bien encore ce que les humains appellent une église. Zabetha entendit scander le nom de " Thératos ". Sans trop comprendre, elle écouta les paroles des suivants de la procession. Une fois leur cérémonie terminée, les dévots se séparèrent en groupe, tandis que d’autres restèrent sur place. Du coin de l’œil, Zabetha remarqua une cornue sortir du peloton pour s’abreuver à la source dont elle avait fait usage, pour ensuite se diriger vers un chemin abrupte menant vers l’inconnu. Curieuse de nature, Zabetha se faufila parmi les passants afin de voir vers où se dirigeait l’infernaliste. Elle la vit descendre une route de pierre et s’arrêter devant l’entrée d’un campement surplombé lui-même d’une grande Tour sombre et entourée d’une palissade défraichie. La créature tourna alors la tête pour regarder dans la direction de Zabetha qui, intriguée, avait tenté une subtile avancée.
— Tu vas me suivre longtemps comme ça sans m’adresser la parole ? demanda-t-elle à Zabetha. La jeune Succube hésita, puis embêtée et tentant de couvrir tant bien que mal son corps à moitié nu, balbutia :
— Je...ne fais que… passer… je me suis clairement trompée de chemin. Vous pouvez ignorer ma présence. La Cultiste releva la tête, et s’adressa de nouvelle à elle, une lueur de sagesse illuminant son regard.
— Personne ne se trompe vraiment de chemin ici… Et ce que je regarde en ce moment est loin d’être désagréable et ne peut être ignoré. Sachez que la curiosité a toujours un prix, mais qu’un trésor bien plus grand peut vous être révélé si vous affrontez vos démons.
La cornue vêtue de bleu, de noir et d’or adressa un sourire chaleureux et séducteur à Zabetha avant de disparaître dans l’enceinte du mystérieux campement. La jeune Succube, intriguée, mais confuse, décida de retourner sur le sentier principale et de trouver de quoi s’alimenter. Elle passa de longues heures à errer et à dérober des restants abandonnés sur des tables inoccupées. Lorsque le soleil se coucha enfin, elle vida la chope d’un pauvre ivrogne qui s’était endormi lamentablement sur un banc d’estrade. Ennuyée et décidée à en savoir plus sur ce plan et ses secrets, elle se dirigea vers le premier endroit qui avait réellement piqué sa curiosité. Malheureusement, c’est une grande porte barrée et un lieu inoccupé qui l’accueillit lorsqu’elle arriva devant l’église de Thératos. Déçue, elle tourna les talons, puis se souvint de son seul échange de la journée avec la femme de la pente de pierre.
— …Affronter mes démons…, murmura Zabetha pour elle-même, son regard fixé sur cette descente emprunté plus tôt.
Elle prit une grande respiration et laissa son intuition la guider vers la sinistre palissade. Du haut des marches signifiant l’entrée du campement, Zabetha put voir une silhouette cornue assise seule au bord d’un grand feu. Des rires et des chants provenaient de la sombre tour, mais c’est l’énergie de cette créature ténébreuse qui guida ses pas. La jeune Succube franchit l’escalier et s’approcha lentement de la source chaude. Sans qu’elle n’eût le temps de s’annoncer, la Cultiste s’adresse à elle tout, son regard toujours rivé sur les flammes crépitantes.
— Tu en as mis du temps… dit-elle d’une voix sérieuse, mais invitante à la fois.
— Assieds-toi… tu as des questions et moi des réponses… dit-elle avec un sourire en coin. Zabetha prit place sur le banc adjacent, puis posa elle aussi son regard vers les flammes réconfortantes. Cette nuit-là, elle ne dormit pas, mais elle se lia de confiance avec cette autre Succube, nommée de Mélysima, qui avait un passé tout autre et qui allait devenir son phare dans la découverte de ce plan déroutant. Certes, au courant des jours suivants, Zabetha en apprit davantage de par Mélysima sur le Mundus, la culture des terres, les animosités courantes entre les habitantes et la rivalité entre les différentes Guildes, Nations et Religions. Mais elle découvrit aussi les fondements du Culte suivi par sa nouvelle conseillère, le Culte de Daolok. Zabetha passa plusieurs semaines auprès de sa nouvelle complice prêtresse. Elle l’instruit sur les fondements et valeurs du Culte, de la place de Daolok au sein de la religion de Thératos et leurs allégeances nationales. La jeune Succube rencontra donc plusieurs anciens Cultistes qui semèrent la confiance et la curiosité dans son l’esprit. Au bout de 2 mois, Mélysima se mit à la questionner sur ses aspirations et sa destinée. Elle connaissait la provenance de Zabetha et jugea qu’il était temps de lui faire la proposition ultime, celle d’offrir sa servitude, sa dévotion et son âme au Grand Maître Nécromancien Daolok, Grande Liche et Avatar de la voie de l’Os de Thératos, en échange de la vie éternelle dans l’unité et la cohésion du Culte. L’idée d’être possédée et dominée à nouveau par une entité ne plus guère à Zabetha, mais elle promit à Mélysima d’y réfléchir sérieusement. N’était-elle pas venue dans le Mundus dans le but de se débarrasser de son âme ? Que ferait-elle une fois débarrassée de celle-ci ? Voudrait-elle retourner à Errdegahr ? Y serait-elle accueillie à nouveau ou tout simplement anéantie ? Sans son âme en poche, qu’aurait-elle à offrir à Aesma ? Avait-elle encore sa place à Errdegahr ? Est-ce que Daolok et ses Cultistes la traiteraient aussi comme un lamentable objet de soumission sans utilité ? …Tant de questions qui l’effrayait et dont elle n’avait pas la réponse. Pour une fois, elle était Maître de ses propres choix,…de son propre destin. Zabetha prit quelques jours à réfléchir seule, puis poursuivi sa réflexion aux côtés de Mélysima. Qu’avait-elle à perdre en joignant les rangs de sa nouvelle alliée ? Elle pourrait enfin se libérer de cette âme dont elle avait honte tout en obtenant une vie éternelle loin des tourmentes. Choisir le vice à jamais et savourer une mort hors de la peur et du doute. Choisir de perdre son âme et de servir pour gagne une vraie coterie dévouée à la même cause et lui offrant protection et support perpétuel. Avoir un nouveau Maître qui, pour une fois, croirait en elle et en ses ambitions. Cette dernière phrase résonna profondément en elle et l’amena à accepter l’offre de sa complice. Mélysima devint officiellement sa Mentore dans son processus d’intégration au Culte de Daolok. Zabetha s’imprégna jour après jour de l’énergie sombre de cette nouvelle aventure. Elle savait qu’elle devait passer les épreuves de dévotion du Maître et prouver la valeur de sa servitude pendant quelques années afin qu’il l’accepte parmi ses Cultistes. Elle savait que rien n’était garanti, mais elle était prête à franchir le pas, un jour à la fois. Durant sa première année en tant qu’initié, elle se fit promesse de connaître toutes les valeurs et rites culturelles du Cultes afin d’y faire honneur. Choisissant la voie du Cœur, elle offrit son expérience de la vie commune, participa aux guerres ordonnées par Daolok et supporta les projets religieux et politiques du Culte. Elle répondit à toutes les demandes de sa Mentore et intégra les enseignements demandés. Elle rencontra, par le fait même, d’autres initiés et se lia d’un lien charnel avec Oldric, un jeune homme aspirant à la transformation vampirique. Pendant un an, elle offrit entièrement au Culte son corps, sa volonté et ses services, jusqu’au jour du premier rituel de promesse du don d’âme. Ce fut l’ingestion du morceau du Maître qui lui permit d’enfin de se sentir en voie de se libérer de son lourd fardeau. Mais elle savait que le Maître était demandant et qu’elle devrait continuer à prouver sa dévotion si elle voulait pouvoir lui donner son âme, obtenir la vie éternelle et suivre sa voix. Quelque mois suivant sa promesse au Maître, Zabetha fut prise d’une désolation. Ayant naïvement cru que le lien impur entre elle et Oldric serait maudit par l’infertilité, elle fut navrée de constater qu’elle souffrait d’une fécondation imprévue. Les Succubes répugnaient les maternités inutiles et pour Zabetha il s’agissait d’un obstacle à ses aspirations. Après discussion avec Mélysima, elle dut se résigner à conserver l’entité qui grandissait en elle en vie afin que cet être immonde puisse potentiellement servir le Maître un jour à son tour et lui offrir son âme précieuse. À contrecœur, mais dans la dévotion absolue, Zabetha accepta. Cette année de gestation fut si difficile pour la jeune Succube qu’elle du prolonger d’un an additionnel son intégration au Culte afin de mettre bas et de pouvoir prouver au Maître qu’elle demeurait encore assez forte pour rejoindre ses rangs. Elle donna naissance à Yakob, une créature mi-homme, mi-infernal, qui serait élevé dans les foyers d’esclaves nourrisses du Maître. Au bout de sa 3e année de servitude, Zabetha passa enfin devant le Maître. Ordonné par Daolok, ce fût un baisé passionné, mais mortel provenant des douces lèvres de sa Mentore Mélysima qui lui enleva la vie. Convaincu de sa dévotion, le Maître posa son lourd regard sur la jeune Succube et la releva de sa puissante magie nécromancienne, lui offrant ainsi, la vie éternelle en échange de son âme. Cette âme qui avait toujours été un fardeau pour elle. Daolok l’avait enfin libérée ! ____Les Origines de Zabetha Twill – Cultiste de Daolok (1025 à aujourd’hui…)____
Sa première année en tant que Cultiste de Daolok fut chargée d’implications et de responsabilités. Au moins, elle et Oldric, maintenant Vampire de la lignée Menkar du Culte n’avaient pas à s’occuper de leur progéniture vivante. Enfin on reconnaissant sa valeur, son ambition et ses efforts. Zabetha se redécouvrait et avait envie de partager sa passion du Culte et les valeurs du Maître. Elle semait la tentation dans le Mundus et s’amusait chaque jour à attirer les âmes fragiles ou libidineuses à la Tour Noire. Inspirée par sa Mentor Mélysima, elle était à son tour ouverte à l’idée de guider des âmes serviables et valeureuses vers le Maître. Elle croyait au pouvoir absolu de Daolok, poursuivait ses plans de grandeur et ferait tout pour qu’un jour il s’élève au rang de Divinité. De par la lignée Menkar, Zabetha rencontra Anaramyr, Goule Sang-Sombres de la lignée Vampirique du Maître et ancien membre des Rangers du Mundus. En tant qu’elfe des bois voulant porter allégeance à Daolok, il représentait pour Zabetha un potentiel délectable de vengeance grandissante et de chaos pouvant servir au Maître. Il lui rappelait son histoire, ayant lui aussi subi 1001 supplices et jugements de son peuple de naissance tout comme elle dans son plan d’origine. Il était déterminé à utiliser ses connaissances et sa magie afin de semer la destruction et servir les aspirations du Culte. Il désirait se dévouer afin de faire rayonner la sphère obscure de la religion du Cercle afin de travailler à l’élévation de Daolok à titre de Divinité. Elle accepta donc de le prendre sous tutelle et de devenir sa Mentore afin qu’il puisse trouver la vérité et la liberté à travers la voix du Maître. Elle le guida par sa chaleur et il apprit à faire confiance au Culte bien plus qu’il ne l’avait jamais fait avec sa propre famille natale. Le Culte de Daolok et la lignée Menkar devinrent sa vraie famille. Quelques mois plus tard, Zabetha put présenter fièrement son initié aux Cultistes tout comme elle l’avait fait elle-même accompagnée de Mélysima il y a quelques années. Le serment d’Anaramyr et sa promesse d’âme fût accepté, mais la profondeur de son implication ne faisait que commencer. De la croissance géopolitique fulgurante du Culte émergea un nouveau plan du Maître, c’est-à-dire la reprise du projet d’exploration et de conquête des Terres de L’Oubli. En tant que Seigneur de Nécropolia, ces terres représentaient le fondement de ses origines. Y voyant un potentiel inestimable, le Maître Nécromancien ouvrit ses horizons et accepta d’unir ses ressources et ses forces à celles de Guildes du Mundus aux ambitions conjointes. Daolok décida ainsi de quitter les nations d’Auquesse et de Nazgaroth afin de devenir un pilier dans la fondation d’une nouvelle nation formée " De Cendre et D’Or ", unissant la force des vivants et la sagesse des immortels. Cette nouvelle nation a maintenant un nom : Kalthera. Zabetha jubile déjà à l’idée de faire rayonner la grandeur du Maître à travers le Mundus. Elle sait que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne se hisse afin au rang de divinité.
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- Maintenant que vous en savez plus sur moi et sur mon histoire, je peux enfin me présenter correctement. Je me nomme Zabetha Twill, Succube de 304 ans, immortelle et dévouée cultiste du Seigneur Daolok. Je demeure dans le plan du Mundus, dans la Tour Noire du Grand Nécromancien et je suis nouvellement citoyenne de Kalthera. Ma langue est vice et mon esprit est fourbe, mais ma servitude est infinie face à mon Maître et ses plans. Je suis cette chaotique séductrice qui fait lever les yeux des vivants. Quand la lune rouge saigne dans le ciel, je suis cette ombre rebelle qui marche en silence, perçant la nuit de mon éternel regard écarlate. Mes pas murmurent des promesses que les mortels ne fuient pas. Certains disent que mon sourire est une arme charnelle qui semble faire arrêter le temps et provoquer des sensations insoupçonnées. Je suis un symbole de tentation et mon charme est une chaîne invisible, mais cruelle. Sous mes griffes les cœurs peuvent s’égarer et laisser place aux fantasmes. À mes yeux, jouer avec le feu est source d’inspiration, de détermination, d’ambition et de plaisir. J’aime danser entre les flammes et les vœux brisés, dessiner dans les cendres les secrets des morts et chanter les paroles du Maître au clair de lune. Certains disent que je suis un doux poison, un mensonge tendre ou encore une folle rêverie. Mon désir est toujours de trouver plus d’âmes à offrir à Daolok, et ce, peu importe à quel prix. Les mortels disent que je suis le péché que l’on regrette, car " Aimer Zabetha c’est mourir d’Amour ! " … Mais bon… je dois vous laisser… j’ai plus de 300 ans de tentation à rattraper !
- Zabetha Twill, Succube de Daolok, Mundus, Kalthera.
Change Log
| Date | Type | Summary |
|---|---|---|
| 13 Sep 2026, 5:08 a.m. | modified | Religion: 'Tératos' -> 'Immortalis' |
| 24 Apr 2026, 5:55 p.m. | modified | Detail data updated |
| 19 Apr 2026, 5:02 a.m. | modified | Detail data updated |
| 28 Mar 2026, 6:57 a.m. | modified | Detail data updated |