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Printemps |
Les Jardins Endormis se sont récemment étendus jusqu’au domaine d’Audubon, où leur influence s’enracine dans les parcs, serres et terres d’ornement. Ici, la nuisance ne détruit pas : elle endort. Les végétaux croissent lentement, figés dans une torpeur anormale, comme suspendus hors du temps.
Des effluves issus du sépium altéré sont soupçonnés de diffuser cette léthargie, contaminant à la fois la flore et les esprits. Plusieurs jardiniers et habitants rapportent une fatigue persistante et une perte d’élan vital, comme si le domaine lui-même refusait de s’éveiller.
À Audubon, les Jardins Endormis transforment progressivement les terres en un vaste écrin de silence végétal, où tout semble vivant… mais immobile. |